
Simulateur droit de succession : barème 2026
Estimez vos droits de succession 2026 : barème complet par lien de parenté, abattements à jour et 3 exemples de calcul pas-à-pas (enfant, frère, neveu).

Un simulateur droit de succession permet d'estimer, avant toute démarche notariale, le montant des droits à payer en fonction de votre lien de parenté et de la valeur des biens recueillis. Trois variables commandent le calcul : l'actif net taxable, l'abattement applicable et le barème progressif des articles 777 à 791 ter du Code général des impôts (CGI). Aucun outil en ligne ne remplace l'analyse d'un notaire, mais une simulation sérieuse donne un ordre de grandeur utile pour anticiper la facture fiscale.
Comment fonctionne un simulateur droit de succession
Un simulateur droit de succession reproduit les étapes du calcul fiscal officiel de façon automatisée. Vous saisissez votre lien de parenté avec le défunt, la valeur des biens recueillis et les éventuelles donations antérieures. L'outil applique ensuite l'abattement correspondant, puis le barème progressif.
Le résultat correspond aux droits de mutation à titre gratuit, définis aux articles 777 à 791 ter du CGI. Ces droits sont calculés sur la part nette revenant à chaque ayant droit, c'est-à-dire après déduction des dettes successorales et des abattements légaux.
Les simulateurs officiels, notamment celui de service-public.fr, posent plusieurs questions. Avez-vous été marié(e) avec le défunt ? Existe-t-il un lien de parenté direct ? Des donations avaient-elles été consenties du vivant du défunt ? Ces réponses alimentent le calcul.
Un point souvent négligé : les donations antérieures réalisées dans les 15 ans précédant le décès. Elles sont rapportées à la succession et réduisent l'abattement encore disponible (art. 784 du CGI). Oublier ce paramètre fausse le résultat de façon significative, comme la pratique le confirme régulièrement.
Pour aller plus loin sur l'ensemble des frais liés à une succession, consultez notre guide succession héritage droits frais.
🧮 Simulateur de droits de succession
Estimez les droits à payer selon votre lien de parenté avec le défunt et la part nette que vous recevez (barème de l'article 777 du CGI).
Estimation indicative (barème en ligne directe et abattements 2026, art. 777 et 779 du CGI). Hors donations des 15 dernières années, assurance-vie et frais de notaire. Confirmez avec un notaire ou le simulateur officiel.
Calculez vos droits de succession 2026
Calcul effectué dans votre navigateur : vos saisies ne sont ni transmises ni enregistrées. Seules des statistiques d’usage anonymes (aucune donnée saisie) sont mesurées.
Simulation indicative basée sur le barème CGI 2026 (art. 777-1 à 779). Les cas particuliers (assurance-vie, quasi-usufruit, legs à terme…) ne sont pas pris en compte. Consultez un notaire pour une estimation personnalisée. Source : service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14198
Tableau de calcul des droits de succession : barème par lien de parenté
Le barème et l'abattement varient selon le lien de parenté entre l'héritier et le défunt. C'est le premier paramètre que tout simulateur droit de succession vous demande de renseigner, car il commande à la fois l'abattement déductible et le taux applicable. Voici le tableau fiscal de synthèse applicable en 2026 (art. 777 et 779 du CGI).
| Lien de parenté avec le défunt | Abattement 2026 | Barème des droits (après abattement) |
|---|---|---|
| Enfant, parent (ligne directe) | 100 000 € | 5 % à 45 % (barème progressif art. 777) |
| Conjoint survivant / partenaire de PACS | Exonération totale | 0 € (art. 796-0 bis du CGI, loi TEPA) |
| Petit-enfant (hors représentation) | 1 594 € | 5 % à 45 % (barème ligne directe) |
| Frère / sœur | 15 932 € | 35 % jusqu'à 24 430 €, puis 45 % |
| Neveu / nièce, oncle / tante | 7 967 € | 55 % (taux unique) |
| Héritier handicapé (cumulable) | + 159 325 € | barème selon le lien de parenté |
| Parent éloigné (4e degré et au-delà) | 1 594 € | 55 % |
| Sans lien de parenté (concubin, tiers) | 1 594 € | 60 % |
Le barème progressif en ligne directe (parents/enfants) détaillé à l'article 777 du CGI s'applique tranche par tranche sur la part nette taxable, après déduction de l'abattement.
| Fraction de part nette taxable | Taux applicable |
|---|---|
| Jusqu'à 8 072 € | 5 % |
| De 8 072 € à 12 109 € | 10 % |
| De 12 109 € à 15 932 € | 15 % |
| De 15 932 € à 552 324 € | 20 % |
| De 552 324 € à 902 838 € | 30 % |
| De 902 838 € à 1 805 677 € | 40 % |
| Au-delà de 1 805 677 € | 45 % |
Ces taux ne s'appliquent jamais sur la valeur brute reçue, mais sur la part nette taxable, c'est-à-dire après déduction de l'abattement personnel. Un enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 €, un frère ou une sœur de 15 932 € seulement, un neveu ou une nièce de 7 967 €, et un héritier sans lien de parenté d'un simple abattement résiduel de 1 594 €. Le détail complet figure dans notre article sur les droits de succession barème et abattements, et le cas particulier des collatéraux dans calcul droits de succession neveux.
L'essentiel
- Les droits de succession sont calculés sur la part nette revenant à chaque héritier, après déduction des abattements légaux (art. 777 à 791 ter du CGI).
- Un enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € sur sa part successorale ; un frère ou une sœur de 15 932 € seulement.
- Pour un bien en usufruit/nue-propriété, la valeur imposable dépend de l'âge de l'usufruitier selon le barème de l'article 669 du CGI (de 20 % à 80 % de la valeur en pleine propriété).
- L'assurance vie bénéficie d'un régime fiscal distinct : les capitaux transmis sont hors succession jusqu'à 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I du CGI).
- Tout calcul issu d'un simulateur reste une estimation : seul un notaire peut liquider les droits de succession dans leur intégralité.
Frais de succession pour un bien immobilier : calcul pratique
Pour un bien immobilier, le simulateur droit de succession part de la valeur vénale au jour du décès, soit ce qu'un acquéreur informé paierait dans des conditions normales de marché.
Exemple concret. Un parent décède et laisse une maison de 300 000 € à son enfant unique. Après l'abattement de 100 000 €, la base taxable est de 200 000 €. Calcul par tranches.
- 5 % sur 8 072 € = 403,60 €
- 10 % sur 4 037 € = 403,70 €
- 15 % sur 3 823 € = 573,45 €
- 20 % sur 184 068 € = 36 813,60 €
- Total approximatif : environ 38 194 €
Ce chiffre exclut les frais de notaire (émoluments proportionnels à l'actif successoral) et les éventuels droits de partage (2,5 % de l'actif net partagé). Si le bien est détenu en indivision des biens, des règles spécifiques s'appliquent.
Les droits peuvent aussi être réduits lorsqu'une donation-partage avait été réalisée du vivant du défunt, à condition que le délai de rappel fiscal de 15 ans soit respecté.
Simulateur droit de succession avec usufruit et nue-propriété
Quand un bien est démembré, usufruit et nue-propriété sont évalués séparément. Le simulateur droit de succession applique alors le barème de l'article 669 du CGI, qui ventile la valeur selon l'âge de l'usufruitier au moment de la transmission.
La logique est simple : plus l'usufruitier est jeune, plus la durée probable de l'usufruit est longue, donc plus sa valeur est élevée. Tableau légal (art. 669 du CGI, Legifrance).
- Moins de 21 ans : usufruit 90 %, nue-propriété 10 %
- De 21 à 30 ans révolus : usufruit 80 %, nue-propriété 20 %
- De 31 à 40 ans révolus : usufruit 70 %, nue-propriété 30 %
- De 41 à 50 ans révolus : usufruit 60 %, nue-propriété 40 %
- De 51 à 60 ans révolus : usufruit 50 %, nue-propriété 50 %
- De 61 à 70 ans révolus : usufruit 40 %, nue-propriété 60 %
- De 71 à 80 ans révolus : usufruit 30 %, nue-propriété 70 %
- Au-delà de 81 ans : usufruit 10 %, nue-propriété 90 %
Ce mécanisme est fréquemment utilisé lors d'une donation du vivant : les parents transmettent la nue-propriété à leurs enfants et conservent l'usufruit. Les droits sont calculés sur la seule valeur de la nue-propriété, souvent bien inférieure à la valeur en pleine propriété. En pratique, c'est l'un des leviers d'optimisation les plus efficaces.
Simulateur droit de succession pour l'assurance vie
L'assurance vie occupe une place à part. Les capitaux transmis aux bénéficiaires désignés sont hors succession dans la plupart des cas, soumis à une taxation distincte prévue par l'article 990 I du CGI, et non aux droits ordinaires.
Chaque bénéficiaire dispose d'un abattement de 152 500 € sur les primes versées avant les 70 ans de l'assuré. Au-delà.
- 20 % sur la fraction comprise entre 152 500 € et 852 500 €
- 31,25 % au-delà de 852 500 €
Pour les primes versées après 70 ans, le régime est moins favorable. Un abattement global de 30 500 € s'applique, partagé entre tous les bénéficiaires, et la fraction excédentaire est réintégrée dans l'actif successoral (art. 757 B du CGI).
Un simulateur droit de succession pour l'assurance vie doit donc distinguer les primes selon leur date de versement et l'âge de l'assuré au moment du versement. Un mauvais paramétrage peut conduire à sous-estimer les droits dus de façon importante.
Et pour renforcer la protection du conjoint survivant, la donation entre époux constitue un outil complémentaire utile.
Simulateur droit de succession avec 3 enfants : répartition de l'actif
Plusieurs héritiers changent sensiblement la donne. L'actif successoral est d'abord partagé en parts égales (sauf testament contraire), puis chaque part fait l'objet d'un calcul indépendant.
Exemple. Un défunt laisse un actif net de 450 000 € à 3 enfants. Chaque enfant reçoit 150 000 €. Après l'abattement de 100 000 € par enfant, la base taxable individuelle est de 50 000 €. La tranche à 20 % s'applique sur la fraction entre 15 932 € et 50 000 €, soit environ 34 068 € taxés à 20 % = 6 813 €, auxquels s'ajoutent les tranches inférieures.
Droits approximatifs par enfant : environ 7 194 €, soit 21 582 € au total pour les 3 héritiers.
À titre de comparaison, ce même actif de 450 000 € transmis à un enfant unique donnerait une base taxable de 350 000 € et des droits dépassant 56 000 €. La division entre plusieurs héritiers réduit mécaniquement la pression fiscale, grâce à la progressivité du barème. C'est un effet souvent sous-estimé.
Ce calcul ne prend pas en compte les legs particuliers ni les donations antérieures. Pour sécuriser la liquidation définitive, le recours à un notaire succession reste indispensable.
Trois exemples de calcul pas-à-pas
Pour bien comprendre ce qu'un simulateur droit de succession produit, voici trois calculs détaillés tranche par tranche, couvrant trois liens de parenté différents. La méthode est toujours la même : part nette reçue → abattement → barème progressif appliqué tranche par tranche.
Exemple 1 : enfant unique, succession de 250 000 €.
- Part nette reçue : 250 000 €
- Abattement enfant (art. 779 du CGI) : − 100 000 €
- Base taxable : 150 000 €
- Application du barème ligne directe :
- 5 % sur 8 072 € = 403,60 €
- 10 % sur 4 037 € = 403,70 €
- 15 % sur 3 823 € = 573,45 €
- 20 % sur 134 068 € (de 15 932 € à 150 000 €) = 26 813,60 €
- Droits dus : environ 28 194 €.
Exemple 2 : frère hérite de sa sœur, part de 60 000 €.
- Part nette reçue : 60 000 €
- Abattement frère/sœur : − 15 932 €
- Base taxable : 44 068 €
- Application du barème collatéral (35 % puis 45 %) :
- 35 % sur 24 430 € = 8 550,50 €
- 45 % sur 19 638 € (de 24 430 € à 44 068 €) = 8 837,10 €
- Droits dus : environ 17 388 €. À valeur reçue identique, un frère paie donc bien plus qu'un enfant : l'abattement est six fois plus faible et le taux beaucoup plus élevé.
Exemple 3 : neveu hérite de son oncle, part de 50 000 €.
- Part nette reçue : 50 000 €
- Abattement neveu/nièce : − 7 967 €
- Base taxable : 42 033 €
- Taux unique de 55 % (art. 777 du CGI) : 55 % × 42 033 € = 23 118 €
- Droits dus : environ 23 118 €. Le taux forfaitaire de 55 % explique pourquoi la transmission à un neveu est l'une des plus lourdement taxées : c'est précisément ce que l'on cherche à anticiper avec une donation ou une assurance vie.
Ces trois exemples illustrent la règle centrale du calcul : à montant reçu égal, c'est le lien de parenté qui fait toute la différence sur la facture finale.
Limites des simulateurs en ligne et points de vigilance
Un simulateur en ligne, qu'il soit proposé par service-public.fr, paris.notaires.fr ou un acteur privé, ne peut pas couvrir toutes les spécificités d'une situation réelle. Plusieurs paramètres résistent à l'automatisation.
Principales limites.
- Les donations antérieures : toute donation réalisée dans les 15 ans précédant le décès doit être rapportée fiscalement (art. 784 du CGI). Si elles ne sont pas intégrées, les abattements disponibles sont surestimés.
- Les biens exonérés : forêts, parts de GFA, entreprises sous pacte Dutreil bénéficient d'exonérations partielles ou totales que les outils standard n'intègrent pas.
- Le passif successoral : dettes, frais funéraires (jusqu'à 1 500 € déductibles), emprunts en cours réduisent l'actif taxable.
- Les droits du conjoint survivant : exonéré de droits de succession depuis la loi TEPA de 2007 (art. 796-0 bis du CGI), il n'entre pas dans le calcul standard.
- Les situations d'indivision : un bien indivis complexifie l'évaluation et peut nécessiter une expertise.
Tout résultat issu d'un simulateur droit de succession doit être lu comme une fourchette indicative. Seul un professionnel habilité peut procéder à la liquidation définitive des droits.
Sources
Fiche pratique
| Textes de référence | Articles 777 à 791 ter du CGI (barème et liquidation des droits), art. 669 du CGI (barème usufruit/nue-propriété), art. 779 du CGI (abattements), art. 784 du CGI (rappel fiscal des donations), art. 990 I et 757 B du CGI (assurance vie), art. 641 et 1727 du CGI (délais et pénalités) |
| Délai de déclaration | 6 mois à compter du décès (France) : 12 mois si décès à l'étranger |
| Pénalité de retard | 0,20 % par mois sur les droits dus (art. 1727 du CGI) |
| Abattement enfant | 100 000 € par enfant (art. 779 du CGI) |
| Abattement frère/sœur | 15 932 € |
| Abattement neveu/nièce | 7 967 € |
| Abattement sans lien de parenté | 1 594 € |
| Abattement conjoint survivant | Exonération totale (art. 796-0 bis du CGI, loi TEPA 2007) |
| Abattement assurance vie (avant 70 ans) | 152 500 € par bénéficiaire (art. 990 I du CGI) |
| Abattement assurance vie (après 70 ans) | 30 500 € global entre tous bénéficiaires (art. 757 B du CGI) |
| Délai de rappel fiscal des donations | 15 ans |
| Frais funéraires déductibles | Jusqu'à 1 500 € |
| Formulaire de déclaration | Formulaire 2705 (déclaration de succession) |
| Juridiction compétente | Centre des finances publiques du domicile du défunt |
| Source officielle simulateur | service-public.fr : simulateur droits de succession |
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil juridique personnalisé. Consultez un avocat ou un professionnel du droit pour toute situation concrète.
Questions sur la succession
Quels sont les frais de succession pour 300 000 € ?
Pour un actif net de 300 000 € transmis à un enfant unique, l'abattement légal de 100 000 € (art. 779 du CGI) ramène la base taxable à 200 000 €. Le calcul par tranches du barème de l'article 777 du CGI aboutit à environ 38 194 € de droits. Ce chiffre varie selon le nombre d'héritiers, les donations antérieures effectuées dans les 15 ans et la nature des biens transmis.
Quel est le tableau de calcul des frais de succession ?
Le barème en ligne directe (parents/enfants) s'applique par tranches : 5 % jusqu'à 8 072 €, puis 10 % de 8 072 € à 12 109 €, 15 % de 12 109 € à 15 932 €, 20 % de 15 932 € à 552 324 €, 30 % de 552 324 € à 902 838 €, 40 % de 902 838 € à 1 805 677 €, et 45 % au-delà. Ce barème est fixé à l'article 777 du Code général des impôts.
Comment calculer les frais de succession entre parent et enfant ?
On déduit d'abord l'abattement de 100 000 € de la part revenant à l'enfant (art. 779 du CGI), puis on applique le barème progressif de l'article 777 du CGI tranche par tranche. Pour une part de 150 000 €, la base taxable ressort à 50 000 € et les droits s'élèvent à environ 8 194 €. Les donations consenties dans les 15 ans précédant le décès viennent en déduction de l'abattement encore disponible.
L'assurance vie est-elle soumise aux droits de succession ?
Non, dans la grande majorité des cas. Les capitaux transmis aux bénéficiaires désignés sont hors succession et bénéficient d'un abattement spécifique de 152 500 € par bénéficiaire pour les primes versées avant les 70 ans de l'assuré (art. 990 I du CGI). Au-delà, un prélèvement de 20 % s'applique jusqu'à 852 500 €, puis 31,25 % au-delà. Pour les primes versées après 70 ans, seul un abattement global de 30 500 € s'applique à l'ensemble des bénéficiaires, et la fraction excédentaire est réintégrée dans l'actif successoral (art. 757 B du CGI).
Dans quel délai doit-on déposer la déclaration de succession ?
La déclaration de succession (formulaire 2705) doit être déposée dans les 6 mois suivant le décès si celui-ci a eu lieu en France métropolitaine, et dans les 12 mois s'il s'est produit à l'étranger (art. 641 du CGI). Passé ce délai, des intérêts de retard de 0,20 % par mois courent sur les droits dus, en application de l'article 1727 du CGI.
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